Papa ours a toujours rêvé d’entrer au conservatoire. Accompagné de sa petite oursonne, il va s’essayer à plusieurs instruments. Une histoire pleine de tendresse sur l’amour de la musique et la confiance en soi.

« Papa et moi, nous aimons bien faire des balades, tous les deux. » Mais aujourd’hui, il fait une pause devant le conservatoire de musique et de danse. Il n’écoute plus sa fille. « Il semble excité et effrayé à la fois. » Et pour la première fois, Papa ours ose entrer dans le conservatoire qui le faisait tant rêver, petit.
Ils rencontrent tout d’abord Monsieur Bariton qui leur donne un instrument en leur expliquant comment placer leurs lèvres sur l’embouchure… C’est un échec : Papa ours est à bout de souffle. Place au piano. « Mais les grosses pattes de Papa ont appuyé sur dix touches à la fois. CROOOONNNNG ! »
Accompagné de sa petite oursonne, il continue, essaie, intimidé et pataud, différents instruments et même de la danse. Cette fois c’est la tenue qui ne résiste pas au physique de Papa ours. Quand au chant, comment dire… Le chef de coeur, Monsieur Ménestrel, n’avait encore jamais entendu un tel son.
Pour résumer, c’est une catastrophe jusqu’à ce qu’enfin, ils trouvent un instrument qui lui permettra de réaliser son rêve d’enfant : participer à un orchestre. Un adorable album où les rôles sont inversés. C’est la petite oursonne qui encourage son papa à réaliser son rêve d’enfant quand il voulait « être élève au conVersatoire ».
Page après page, plus la déception grandit plus on sent l’amour qui existe entre ces deux-là. Jusqu’au bout la petite oursonne va l’accompagner alors que Papa ours perd espoir. Une histoire d’une tendresse incroyable qui montre qu’il ne faut jamais cesser d’y croire. « Il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves d’enfant ! »
Le conservatoire, de Soufie Regani, éd. Minedition, 32 p., 15 euros. Dès 3-4 ans