Dans cette ville imaginaire, le lecteur va retrouver des magasins et boutiques tous plus originaux les uns que les autres : cabinet de dentiste pour vampires, producteur de cerises sur le gâteau, banque pour poules aux oeufs d’or… Impossible de s’y perdre, un plan est fourni. Au fil des pages, le seul conseil à donner est celui de rêver.

Bienvenue dans la ville imaginaire, haute en couleur, en bonne humeur, une destination idéale pour faire le plein de douceur. Les habitants sont charmants et les spécialités nombreuses. On commence par la blanchisserie pour fantômes. « Ici on lave, son sèche, on bichonne les draps des fantômes soucieux de leur apparence.«
Elle est très appréciée par ces « messieurs-dames de l’après-vie, et vient apporter un peu de chaleur à leur quotidien fait de froid et d’effroi. » Voici ensuite la pâtisserie Aux becs sucrés. Ici, Léonard, le lion, sert les volatiles les plus gourmands. Ils peuvent repartir avec des cookies aux graines ou un flan ver de terre.
Dans cette ville, il est également possible d’imprimer un mot doux chaque jour grâce à un distributeur spécial. « Compliment ou encouragement précieux, gentillesse ou réconfort après une dure journée, chacun attend sont tour pour obtenir le petit morceau de papier magique. »
On y trouve aussi un magasin de porcelaine pour éléphants, un coiffeur pour chauve-souris, une productrice de confiture pour cochons ou encore une parfumerie pour putois… Il est également possible de lire des histoires à dormir debout. Le magasin des pigeons voyageurs se nomme Au globe-crotteur…
Après Les restaurants imaginaires, la collection s’agrandit avec cet album toujours aussi original qui plaira autant aux petits qu’aux grands. On retrouve les ingrédients qui font le succès de ces livres : de superbes illustrations tout en tendresse et de l’humour avec un texte joliment écrit.
La Ville imaginaire, d’Anne Montel, éd. Little Urban, 64 p., 15,90 euros. Dès 4 ans