Au lieu de parler, Grand-Père fait des sons étranges. Le seul qui semble le comprendre, c’est son chien. Mais ça, on n’en est pas bien sûrs.

Lorsqu’il dort, grand-père ronfle et émet un « RONFF. Son chien fait de même avec un autre son : « ZZZ ». Quand il se réveille, il ne dit pas « bonjour », mais « âââh » en baillant et son chien aboie « Wouf wouf ». Ensuite, vient l’heure de boire son café, assis dans son fauteuil : « Glou glou ».
Et puis, voici grand-père chapeau vissé sur la tête, devant sa maison, à s’extasier de la beauté de la nature sous ses yeux : « Wow ! » Au milieu de la foule, le vieil homme semble de plus en plus perdu, notamment lorsqu’il s’assied sur le banc dans un parc : « mmh… » Les gens se parlent, le vieil homme a le visage inquiet.
Les gens sont de plus en plus nombreux autour de lui et grand-père semble vraiment paniqué à les observer ainsi s’agiter dans tous les sens, sous la pluie. De retour chez lui, grand-père est pensif sur son canapé. Il retrouve le sourire lorsque le facteur vient lui apporter une lettre.
« Hourra ! » Sa valise est faite, grand-père est prêt à partir. Dans le train, personne ne le comprend. « Ding dong ? » L’homme qui l’a invité (son fils) vient l’accueillir. A table, tous parlent, grand-père, au milieu de cette famille réunie, paraît bien seul : « Miam miam ? » Mais personne ne lui répond.
Il est si triste. Mais enfin, un petit garçon arrive et lui redonne le sourire en lui disant : « Turlu tutu ! » Et les voilà assis ensemble à communiquer et sûrement se comprendre. Une adorable histoire touchante sur cet homme si seul qui ne communique plus avec personne jusqu’à ce qu’il retrouve son petit-fils.
Grand-(onomato)père, d’Assia Ieradi, éd. Alice jeunesse, 40 p., 14 euros. Dès 3 ans