Quand le courage extraordinaire d’une femme ordinaire inspire

738 jours raconte comment la vie de Julia a basculé, après un accident de voiture causé par un chauffard ivre. L’argent du procès va lui servir dans ses nouveaux projets. L’aventure incroyable d’une jeune fille au courage extraordinaire qui décide un jour de sauver un séquoia géant des bûcherons. Elle restera 738 jours à son sommet jusqu’à ce que le projet de l’abattre soit abandonné.

Julia est mannequin, mais aussi barmaid. Tout est bon pour gagner de l’argent et s’acheter tout ce qui, petite, lui avait manqué. Mais un jour, sa vie bascule après un accident de voiture causé par un chauffard ivre. Dix mois pour réapprendre à parler, à marcher et à faire fonctionner sa mémoire et prendre une grande décision : faire le tour du monde.

En juin 1997, elle commence par accompagner des amis dans un « road-trip » à travers les Etats-Unis et là c’est le choc ou plutôt la révélation : « Les séquoias étaient si grands, si majestueux ! Dire que certains arbres millénaires étaient coupés pour fabriquer des planches… » A son retour de Californie, Julia vend tout ce qu’elle a.

Et elle retourne aux Etats-Unis pour sauver ces arbres. Elle intègre un groupe d’activistes et découvre Luna. « Du haut de sa colline, Luna dominait la forêt par sa taille imposante, sa beauté majestueuse et son âge vénérable, près de mille ans. Un sentiment de respect et d’admiration envahit Julia. »

Elle passe six jours et cinq nuits tout en haut de cet arbre avec deux autres autres « écolos » comme les appellent les bûcherons. Puis elle décide qu’il faut rester plus longtemps. Après quelques jours accompagnée, Julia se retrouve seule en haut de Luna et fait notamment face au froid et au phénomène climatique El Nino.

Mais la jeune femme tient bon tout en haut de son arbre, ravitaillée par ses nouveaux amis. De page en page, le lecteur découvre ainsi l’incroyable histoire vraie de Julia Hill, une jeune femme de 23 ans ordinaire au courage extraordinaire qui a décidé de sauver les arbres sans que rien ne la prédestine à une telle aventure.

Elle va résister aux intempéries (notamment au froid qui lui cause des engelures) mais aussi aux nombreuses intimidations (hélicoptère si près qu’il faillit tout emporter, musique la nuit pour l’empêcher de dormir…). Un récit passionnant et inspirant pour s’interroger sur la déforestation et le militantisme écologiste.

738 jours, de Philippe Philippe Nessmann, illustré par Paul Bona avec Muge Qi, éd. Le Seuil jeunesse, 104 p., 13,90 euros. Dès 10 ans

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *