Ce roman vivant raconte l’histoire d’Alice Guy, la première femme cinéaste. Un bel hommage à une femme talentueuse, mais qui a été trop longtemps invisibilisée.

A la tout fin du XIXe siècle, Alice décroche son premier emploi. À elle l’indépendance, la sécurité financière et la découverte du milieu du cinéma. Elle est secrétaire au sein de l’entreprise Gaumont. Après le photographie, elle découvre le cinématographe et très vite, la jeune fille se prend de passion pour les images animées.
Après la projection du premier film des frères Lumière qui montraient des ouvriers sortant de l’usine, elle partage ses idées à son patron. Elle veut réaliser des saynètes drôles : les forains les diffuseraient et feraient payer la place. Monsieur Gaumont vendra, lui, davantage d’appareils de projection. Tout le monde sera gagnant.
Gaumont, dubitatif, mais aussi bluffé par tant d’audace et constatant le talent de cette femme surprenante, accepte. Alice se plonge dans la réalisation de son tout premier film. C’est un succès qui l’encourage à poursuivre. Vingt-six films en 1902 et une fierté qui grandit.
« Moi, la petite secrétaire que rien ne prédestinait à une vie d’artiste, j’ai persuadé mon patron que mon idée de ‘films qui racontent des histoires’ était bonne et je vis maintenant la plus jolie des vies grâce à cette intuition qui m’a saisie suite à la projection des films des frères Lumière. »
Dans son journal, elle raconte, quand elle le peut, son entrée dans le septième art, les difficultés auxquelles elle fait face, ses joies et ses peines, ses découvertes techniques, ses inspirations. Un destin grandiose attend Alice Guy, pionnière du cinéma. A chaque page, le lecteur sentira la passion de cette femme qui a toujours cru en elle.
Alice au pays du cinéma, de Sandrine Beau, illustré par Caroline Leibel, éd. Alice jeunesse, 225 p., 14 euros. Dès 9 ans