Quand la mort d’un ange montre son vrai visage

Sur fond d’intrigues politiques et de sordides affaires de moeurs, un sombre polar à la française signé du tandem désormais bien rôdé Mako – Daeninckx.

En 1948, à Gagny, en grande banlieue parisienne, le cadavre d’un enfant fugueur de 13 ans est retrouvé dans une carrière. En apparence, une chute accidentelle est à l’origine du décès. Mais les marques de liens et de coups sur le corps du garçon posent question... Que se passe-t-il dans cet orphelinat où trois jeunes sont morts en deux ans ?

Peu de temps après, à Paris, Philippe Crélard, patron de l’un des plus grands quotidiens du pays, Paris-Soir, est assassiné chez lui. Tout indique un crime de rôdeur. L'affluence lors de ses funérailles, notamment la présence de la quasi-totalité du gouvernement, souligne l’influence exceptionnelle du défunt, homme de pouvoir et de réseaux.

Dirigée par le commissaire Pasquet, l’enquête sur la mort de "l'ange" Crélard dresse, petit à petit, un portrait moins flatteur. Son implication dans le journal La France au travail démontre un passé trouble durant la période de l’Occupation. Et ce n'est qu'un début ! Mais, cet homme de presse connaissait des personnes haut placées.

Ainsi, la police s’arrange pour faire endosser la responsabilité du crime à un homme, déjà bon pour la guillotine. On s’apercevra presque par hasard que les deux décès que rien ne semble relier, celui de Gagny et celui de Paris, sont finalement intimement liés. Mais, gare à ceux qui comprennent la vérité et veulent la dévoiler...

Une BD noire qui ne laisse pas indifférent. L'histoire montre la corruption à tous les étages du pouvoir. Le scénario raconte comment la toile est tissée. Tractions, 203 Peugeot et 4CV Renault, l'ambiance de l'époque est bien retranscrite par Didier Daeninckx, au texte, et Mako au dessin. Un duo que l'on avait déjà vu à l'oeuvre pour l'album La Différence.

La chute d'un ange, de Didier Daeninckx, illustré par Mako, éd. Casterman, 80 p., 15 euros. Dès 14 ans

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